|
Parmi les 8 équipes engagées par Namur Echecs, l'équipe 6 a réussi l'exploit d'aller s'imposer chez le leader montois et les coiffer ainsi sur le fil en division 4H. Une troisième équipe namuroise jouera donc l'année prochaine en division 3.
Un match très "professionnel" : Ivan Werner et Fabrice Pacolet annulent avec les noirs, tandis que Thierry Verspecht et Michaël Geuquet l'emportent avec les blancs pour assurer le 3-1 minimum.
Mais résumer le match ainsi ne correspondrait pas à la réalité et à la tension qui a présidé cette rencontre. Après les victoires de Michaël et Thierry, et la nulle d'Ivan, Fabrice devait défendre une finale difficile. Le mieux est de laisser la parole à Noir Abruzze :
C'est vrai que ce n'était pas évident. Fabrice a complètement dominé son adversaire, Alain Houriez (2092), dans l'ouverture (une variante de l'italienne théoriquement inférieure pour les blancs mais compliquée). Fabrice a 2 pions de plus, doit en rendre un pour se donner de l'air, ne maîtrise pas son zeitnot et rentre dans une finale fou + cavalier où il se retrouve avec un pion de moins, André voit un plan pour assurer la nulle, en utilisant des blocages à la Nimzovitch, mais Fabrice avouera après qu'il n'avait pas vu ça, et puis Alain Houriez réfléchit une demi-heure, décide de franchir le rubicon en passant avec son Roi mais oublie que son Roi protégeait son pion de plus attaqué par le Cavalier de Fabrice, Fabrice qui ouvre de grands yeux éberlués pendant qu'Houriez a tout de suite compris la gaffe, se lève, son visage devient rouge pivoine, il se mord la lèvre et s'éloigne, Fabrice se recule un peu sur sa chaise pour voir s'il voit bien ce que tout le monde voit puis, comme il n'y a pas de piège, il prend son vavalier et le pose sur la case où , en un dixième de seconde le pion blanc disparaît. Mike Poupouce, toujours discret, vient ponctuer le coup d'une onomatopée qui vaut bien son pesant de points d'exclamation. Les mines montoises, réjouies quelques secondes avant, s'allongent comme un terril qui a fait long feu. Leur coup de grisou est passé, leur chance ne reviendra plus et ils devront encore attendre l'an prochain pour retourner au charbon. |